LES CALAMARS FRITS @ LES SAVEURS DU SICHUAN

Celles et ceux qui me connaissent savent que j’ai perdu toute objectivité quand je parle de la cuisine de Michel Pan. Il se passe peu de temps entre mes visites et pour multiplier les occasions, j’y avais même tourné l’épisode 3 de Ça Reste Entre Nous et collaboré ensemble à un apéro d’été au Musée du Quai Branly. Je rêve toujours de leurs calamars, reste obsédée par leur poêlée de tofu et fantasme l’odeur de leurs raviolis en soupe piquante.

Déjà 4 ans que Claire et son homme ont posé leurs casseroles rue Friant dans un restaurant plaisant qui a tout du bistrot chic. La clientèle locale est au rendez-vous, pas un midi ou un soir où la salle se désemplit. Il est rare que je réécrive à propos d’une même adresse (la première fut ici), mais exception doit être faite pour les Saveurs du Sichuan car leur carte évolue tant et dans le bon sens qu’il serait bête de s’en priver.

Aux Saveurs du Sichuan, je m’empêche de commander du riz vapeur. Pour laisser plus de place pour les plats. C’est dire, car vous savez mon amour pour le riz bien cuit.

Les pattes de calamars frits y sont un must absolu. La justesse de l’assaisonnement, le salé et l’anesthésie des quelques poivres de Sichuan, le torréfié des graines de sésame, la fraicheur des produits. Rien ne me survit dans l’assiette, ni les dés de tofu ou les légumes de décoration.

Il y a peu, je suis tombée raide dingue de leur plat végétarien. Une cocotte en sauce qui arrive très chaude sur la table, des carrés de tofu fondants et des légumes luisants, des champignons noirs, parfois des fleurs de lys séchées qui me restent collées entre les dents (et j’aime ça).

Ne manquez pas les raviolis en soupe, fait maison comme le reste. Je les prends piquants et je bois la soupe (si, si, avec le gras qui flotte). Vous pouvez doser le piment, il suffit de le préciser à la commande. Même si vous êtes un habitué des sensations fortes, les épices ne prendront pas le pas sur le goût des aliments, c’est bien toute la force de Michel Pan. Le Sichuan, oui mais.

Il me faut à tout prix ma portion de salade iceberg sautée, croquante et relevée, un plat populaire de la région (et ma jauge sichuanaise).

Zyeutez les plats du jour, Michel adore varier les plaisirs et il cuisine volontiers les fruits de mer. Rabattez-vous aussi sans risque sur les classiques. Même un 宫保鸡丁 dont on est familier (le blanc de poulet « poudre ») vous étonnera car cuisiné avec finesse (et oui, je mange le panier tressé en nouilles frites).

Pour arroser le tout, buvez du vin. On pense plutôt à boire de la bière avec la cuisine asiatique mais tentez un Gewurztraminer ou un Pic Saint Loup (mon préféré) – Michel est aussi un passionné de la grappe – et vous perdrez vite une habitude qui n’a pas lieu d’être.

Voilà, j’ai faim.

Pour prolongez l’expérience de feu, repartez avec leur huile aux piments et sésame (4,50 euros) – croyez-moi, une seule mini-cuillère suffit à vous insuffler de la vie.

Notez que les Saveurs du Sichuan sont ouvert le dimanche midi et soir. C’est d’ailleurs souvent à ce moment que vous m’y croiserez, avec un nombre de plats tout à fait déraisonnable sur la table.

Les Saveurs du Sichuan, 34 rue Friant, Paris 14e. 01 71 60 10 78, Métro Porte d’Orléans. Fermé le lundi.

Calamars frits 23 euros/ Végétarien 20 euros/ Poulet Gong Bao 15 euros / Salade Iceberg sautée 10 euros / Raviolis en soupe 10 euros

Accessibilité : il y a une grande marche pour accéder au restaurant, les toilettes sont au sous-sol.

Site : http://lessaveursdusichuan.com/

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