Koï, le magazine des cultures asiatiques : la suite !

Koï lance son 3e numéro en ce mois de janvier 2018. L’occasion de revenir sur le succès du premier magazine de société dédié aux cultures asiatiques en France.

Kaleïdoscope des cultures asiatiques

Quoi de plus difficile de nos jours que de lancer un magazine papier ? Il aura certainement fallu enfoncer des portes fermées, convaincre des défaitistes et déplacer des stades pour accoucher de ce bébé. Pour ça, RESPECT maximum.

Koï est un magazine bimestriel touche-à-tout : actualité, société, histoire, économie, portraits, médias, sorties culturelles, cuisine, livres, beauté… D’un coup d’œil, on réalise combien il y a d’Asie dans nos vies !

L’un de mes articles préférés est celui, très touchant, sur les familles cambodgiennes qui vivent dans le sillon du génocide (dans le numéro 2). Lorsque je me promène dans le Treizième, je vois des couvertures de Koï affichées sur les vitrines des commerçants, signe que je ne suis pas la seule à l’apprécier.

J’ai posé quelques questions à la fondatrice Julie Hamaïde (et accessoirement une machine de guerre) qui m’a fait l’honneur de me confier la tribune du dernier numéro en date (p. 98 sur un sujet qui me parle particulièrement : l’image des femmes asiatiques).

Procurez-vous dès le 10 janvier 2018 le numéro 3 pour le découvrir !

L’interview de Julie Hamaide, rédactrice en chef de Koï

Le lancement de Koï s’est-il passé comme l’équipe l’espérait ?

L’accueil du magazine a été au delà de nos espérances. Lorsque j’ai eu l’idée de ce magazine, il y a un peu plus d’un an, j’étais seule dans mon coin, avec ce désir là. J’ai rapidement été accompagnée par quelques amis et anciens collègues autour de ce projet, puis par des personnes que je ne connaissais pas du tout qui ont contribué à notre collecte sur KissKissBankBank. C’était au mois de juin et j’étais déjà ravie par cet engouement.

Puis tout a été démultiplié avec la sortie du numéro 1 : des médias que je n’avais jamais contactés ont parlé du magazine, nous sommes passés sur France 2, TV5 monde, et même à la télé chinoise ! C’était fou ! 
J’ai eu la chance de rencontrer plein de personnes super touchées par notre initiative, qui m’ont livré des témoignages très forts, bien au delà des émotions que je pensais provoquer.

Pensez-vous qu’il y ait matière pour Koï à se pérenniser ?

Il y a énormément de sujets à traiter et de personnalités à révéler. A chaque réalisation de numéro, je me dis « ah mince, on n’aura pas assez de place pour celui-là, il faut absolument en parler dans le prochain ». 
On a la chance, et aussi la contrainte, de parler de tous les pays d’Asie de l’Est et du Sud-Est. A chaque numéro il y a certains pays qui sortent un peu du lot, et d’autres qui seront mis en valeur au prochain.
Toutes les thématiques ne vont pas toujours séduire, mais nous faisons en sorte qu’il y ait des thématiques fortes et qui rassemblent à chaque numéro.

A-t-on reproché à Koï de faire du « communautarisme » ?


Uniquement avant la sortie du magazine ! Des personnes ont critiqué sans même avoir eu le magazine entre les mains. 
Et puis de l’autre côté, on m’a aussi reproché de ne pas avoir assez d’Asiatiques dans mon équipe ! Je n’ai pas envie de compter qui est d’origine asiatique ou non… Ce n’est pas le sujet. 
J’essaye de m’entourer de gens motivés et qui croient en ce projet.

Quels sont les meilleurs moments à retenir de ces premiers mois ?

Les soirées qui ont été organisées sont mémorables. Elles nous ont permis de faire découvrir l’équipe et surtout d’aller à la rencontre de notre public. 
Dès la première soirée, avant le lancement, à la Petite Mercerie, j’ai été très agréablement surprise de voir un public diversifié et pas seulement asiatique.

J’ai adoré aussi la soirée de lancement à la galerie A2Z Art Gallery, où de nombreuses personnalités ont fait le déplacement. Ça m’a beaucoup touchée de voir qu’elles se sentaient concernées, alors que je ne les avais jamais rencontrées avant !

Le shooting de la toute première couv’ était aussi super chouette. J’ai rencontré des gens géniaux ce jour-là, qui nous ont fait complètement confiance, alors que le magazine n’existait même pas. De manière générale les rencontres font partie des meilleurs moments.

Si des lecteurs souhaitent vous proposer des idées d’articles, comment faire ?


Ils peuvent nous écrire sur Facebook (www.facebook.com/koimagazinefr). Toutes les idées d’articles nous arrivent. Nous pesons le pour et le contre, car nous devons faire des choix et respecter notre ligne éditoriale, mais nous écoutons tout le monde.

Quels sont les restaurants asiatiques préférés de Koï dans la capitale ? 


Cette question est trop difficile ! Je n’ai pas eu la chance de visiter TOUUUUS les restaurants asiatiques de Paris, donc mon choix sera assez « local ». 
J’aime manger vietnamien à Comme au Vietnam (195 avenue de Choisy, Paris 13) ou chinois à Au Délice de Confucius (68 boulevard de l’Hôpital, Paris 13)

Comment soutenir Koï ?


Vous pouvez soutenir Koï en vous abonnant et en parlant du magazine autour de vous : à vos proches, vos collègues, même à votre marchand de journaux qui n’a souvent pas le temps de bien se renseigner sur tous les magazines qu’il vend. Ce sont les lecteurs de Koï qui le feront vivre et durer.

Photo de Julie Hamaïde par Pierre Gautheron

One comment

  1. Pingback: Koï, le magazine de société des cultures asiatiques | Asean Weaver For Business Blog

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *