NGOC XUYEN SAIGON, LA GARGOTE A PHO

Chinatown ne finira jamais de m’étonner. Impossible d’en faire le tour ! Je suis enfin allée tâter du bouillon de Ngoc Xuyen Saigon dans la rue Caillaux, après avoir lu une recommandation de la Kitchenette de Miss Tam dans Télérama. Maintenant, je me demande ce qui m’a pris si longtemps. Peut-être son nom, difficilement préhensible pour les non-vietnamophones, si bien qu’on m’a longtemps parlé de ce « mais si, tu sais, la petite gargote viet’ où tu entres par la cuisine ».

La porte d’entrée de Ngoc Xuyen Saigon est en effet bordée de marmites fragrantes et fumantes, mitonnées dans les règles de l’art par la dame qui porte un bonnet de bain. Elle dresse, elle assemble, elle place d’un geste précis les pièces d’un puzzle bien ficelé pour ses clients alignés au coude à coude en rangs d’oignons dans la salle toute en longueur. Pâtes de riz fines, épaisses, viandes en tranches, herbes aromatiques, et pour finir la grosse louche rase d’un de leurs bouillons fameux.

4 marmites pour 4 bouillons qui font le bonheur d’une carte courte : phở bò (soupe tonkinoise), hủ tiếu ngoc (soupe saigonnaise) et bún bò huế (soupe royale) à tout moment de la semaine et une soupe spéciale du jour : bún măng gà (soupe au bambou et poulet) le mardi, bánh canh cua (soupe au crabe à la façon de huế) le mercredi, bún riêu (soupe au crabe) et bún mắm (soupe à la saumure de poisson) le week-end.

J’ai opté pour le bol de bún bò huế, une soupe piquante (mais pas trop) au bon goût de citronnelle, tranches de bœuf, mortadelle vietnamienne, pied de porc et servie avec des pâtes de riz de la taille des spaghetti. Délicieux ! Le bol de phở bò se retrouve à toutes les tables (à prononcer « feuuuu » et non « fo »), faite de pâtes de riz délayées dans un bouillon clair aux arômes si caractéristiques d’épices et couverte de verdure.

La générosité de la portion ne m’a pas laissé de place pour autre chose qu’un cà phê sữa đá, le café au lait concentré, en dessert, même si j’avoue avoir louché du côté du flan de tofu au gingembre ou du trois couleurs.

Voilà, vous avez compris, c’est « THE place to phở » à visiter de toute urgence (plus urgemment que je ne l’ai fait), ambiance cantine bruyante, tables serrées, file d’attente et service souriant et rapide.

Ngoc Xuyen Sai Gon, 4 rue Caillaux, Paris 13. Pas de réservation.

Ouvert tous les jours en continu de 9h30 à 17h

Soupe phở ou bún bò huế pour 9,30 euros

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