CUISINER CHINOIS AVEC SA MINI-BANANE

 

Tous les parents bananes savent l’importance de la transmission culturelle. Comment faire pour que mes mini-bananes grandissent en harmonie avec qui ils sont ? Leur moi-français et leur moi-chinois main dans la main, bras dessus bras dessous sur la route de la vie, c’est une belle carte postale que j’aimerais qu’ils m’envoient à toutes les vacances.

J’essaye de faire ce que j’aurais aimé que mes parents fassent pour moi. Me faciliter l’abordage du conflit interculturel internalisé. Ne vous méprenez-pas, mes parents ont fait beaucoup. Ils ont mis du riz sur la table et m’ont assuré une éducation Bac S and higher. Mais ils étaient trop occupés avec leur commerce et leurs propres douleurs d’exil pour voir que mon moi-français et mon moi-chinois n’étaient pas toujours raccord. A force de m’entendre répéter qu’« à ton âge, je n’avais pas cette chance », je n’ai trouvé nulle part la force de leur parler de ces questions psycho-existentielles à 10 000 km de leurs préoccupations quotidiennes.

C’est la cuisine qui m’a définitivement réconciliée avec moi-même. Le jour où j’ai réalisé qu’entre les raviolis de Pékin et les ravioles de Royan, je n’avais pas à choisir, que je pouvais apprécier les 2 sans me justifier et que d’aimer ouvertement les uns n’équivaut pas à renier les autres, eh ben, ce jour-là était le jour où la graine de ce blog a germé. Banana Pride.

Du coup, j’applique la même recette à mes enfants. A la maison, je leur fais des nouilles sautées comme on fait des pâtes au beurre, et quand on sort bruncher, on alterne le panier à viennoiserie avec une fournée de bao et raviolis frais.

Lulu et Lan Cuisinent Chinois, un livre de cuisine chinoise et plus pour enfants curieux

L’autre jour, ma copine Mia Ma, auteur du documentaire introspectif « Riz Cantonais », m’a offert ce livre illustré de cuisine chinoise pour enfants « Lan et Lulu Cuisinent Chinois », qui raconte une amitié entre deux camarades de classe, l’un fraîchement débarqué dans le 13ème de sa province française, et l’autre, Chinatown-native qui lui ouvre les portes de sa double-culture. Des jolies anecdotes, sans clichés, sans stéréotypes, parsemées de recettes faciles pour les gamins (raviolis, riz cantonais, tofu sauté à la ciboule, poulet aux germes de soja…).

A la vue du bouquin, mon aînée a sauté de joie :

– Youpi, je vais pouvoir faire comme Maman !

Mon cœur a fondu sur place. Nul besoin d’autre récompense pour une Maman Banane.

Lulu et Lan Cuisinent Chinois, un livre de cuisine chinoise et plus pour enfants curieux

« Lan et Lulu Cuisinent Chinois » (de Maït Foulkes et Katarina Axelsson aux éditions Philippe Picquier), 13,50 euros, à mettre dans toutes les mains à partir de 6/7 ans avec l’aide d’un adulte en cuisine.

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