MOONCAKES AVANT/APRES

 

Mooncakes ou Gâteaux de Lune

Les gâteaux de lune font partie des douceurs asiatiques avec qui j’ai eu un rapport passif-agressive d’amour-haine. Enfin, plutôt haine-amour. Avec la Fête de la Lune qui approche, laissez-moi vous raconter quelques souvenirs de mon enfance.

Petite, je ne comprenais pas cette fête. Pourquoi s’infliger cet étouffe-bouddhiste ultra-compact et gras comme pas possible ? « Mange ! Respecte la tradition ! N’oublie pas d’où tu viens ! ». Pourquoi tant de haine ? La seule chose que j’aimais des Mooncakes, c’était leur packaging : des boites en métal décorées et embossées de chrysanthèmes et autres chinoiseries où je pouvais stocker mes secrets de fillette. Le packaging n’étant pas le point fort des épiceries asiatiques, emballages en papier, sachets plastiques (bref, t’as bien compris le concept, le plus cheap, le mieux) la boîte à gâteaux de Lune, à côté, avait des airs de Elle Décoration.

Pourtant, c’est avec l’âge que j’ai appris à apprécier les gâteaux de lune. La sagesse peut-être ? Ou alors le goût de l’enfance qui me revient avec la maturité qui guette. Il me revient avec une de ces forces ! Je suis devenue une fan ultime. Même le triple jaune d’œuf m’attire, c’est te dire.

Mooncakes ou Gâteaux de Lune

Mon gâteau de lune favori est celui à la crème de lotus, riche et sucrée. Avec un bon Oolong fumant, miam. Je suis également partiale au fourrage au thé vert et son goût léger et doucement amer. Sans oublier le sésame noir, so chic et addictif.

Ma Grand-mère ne jurait que par les classiques. Elle en recevait chaque année un nombre indécent de boîtes empilées les unes sur les autres et en offrait tout autant. Pâte de soja, durian, haricots rouges, datte, mais surtout, surtout, en bonne Chinoise du Sud, elle aimait pardessus tout celui aux cinq noix et porc émincé qui croque sous la dent et laisse un arrière goût de mandarine séchée. J’avoue, même aujourd’hui, tomber sur un bout de gras d’origine animale caché entre une graine de courge et un grain de sésame, euh… ça coince encore. Dans 20 ans, peut-être ?

On trouve maintenant dans les épiceries asiatiques de traditionnels mooncakes importés de Malaisie ou autres contrées lointaines aux parfums de plus en plus imaginatifs. Je leur préfère les mini-mooncakes homemade de la pâtisserie Nouveau Yv Nghy à Chinatown : environ 1,50 euro la pièce, on peut y aller et goûter plein de parfums différents (et si on n’aime pas, il ne nous reste pas 500g sur les bras à ne pas savoir quoi en faire).

Il y a même des chouettes formes : lions, poissons, crabes et crocodiles ( !), pour commencer l’éducation aux mooncakes de manière ludique pour les gamins. Vous savez, sans les « Mange ! Respecte la tradition ! N’oublie pas d’où tu viens ! » mais avec des « Oh regarde, tu peux lui croquer la tête ! Bah, t’aime pas ? C’est pas grave, mon cœur en sucre, c’est bien d’avoir goûté ». So 2015, hein.

Les mooncakes se font même mainstream. La preuve ? Pierre Hermé himself s’y est mis. Sur ma to-eat-list, foncer aux Galeries Lafayette Gourmet qui proposent en exclusivité les mooncakes « Selon Pierre Hermé ». Bon, ceux-là n’ont, a priori, de mooncakes QUE le nom : chocolat, praline, nougatine de sésame et cœur de caramel fondant à la place du jaune d’œuf salé. Mainstream, on a dit.

EDIT : Je n’ai pas pu goûter aux Mooncakes de Pierre Hermé. Ils étaient complètement sold out. Comme quoi, va falloir en refaire l’année prochaine et beaucoup.

 Fête de la Lune ou de la Mi-Automne le 27 septembre 2015

Nouveau Yv Nghy, 67 Avenue d’Ivry 75013 Paris 01. 45.86.93.36

Mooncakes de Pierre Hermé

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