MAH-JONG NIGHT

 

Mah-Jong

Une escapade hongkongaise n’est jamais complète sans une soirée entre amis placée sous le signe du Mah-Jong. Le bruit des tuiles qui s’entrechoquent est annonciateur d’une nuit blanche. 3 ou 4 heures du matin. Même plus si les copains sont en forme (et ont des sous à réinjecter). Arrosée de thé au lait glacé et de nouilles sautées shoppées dans les bui-buis avoisinants.

Enfant, j’avais moult souvenirs des soirées Mah-Jong des grandes personnes. Ca voulait généralement dire qu’on pouvait foutre le dawa sans que personne ne lève le moindre sourcil. Ma tante avait une pièce dédiée au Mah-Jong, localisée selon les principes Feng Shui dans le coin le plus auspicieux de sa maison de Hong Kong, sur les hauteurs de la cité. Elle appelait ça « jouer aux cartes » et y passait toute la nuit avec ses vieilles copines. Au petit matin, elle en sortait avec un grand sourire ou une mine totalement défaite. Auquel cas, il fallait se garder de lui demander combien elle avait perdu.

Aujourd’hui, les tables sont automatisées, avec deux jeux distincts de tuiles et un système sous la table qui les mélange et les aligne. « Laver les cartes ». A l’époque, ça se faisait encore à la main, à 8 mains exactement.

Le truc qui m’a toujours sidéré dans les jeux de hasard, ce sont les visages des gens autour de la table. Ils sont censés s’amuser et passer un excellent moment. Mais ils sont en réalité complètement stressés et ne peuvent s’empêcher de jurer. Je suis mauvaise joueuse, mais j’aime beaucoup regarder. Who’s in ?

Mah-Jong

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