PHO TAI : ENVIE DE PHO SATE

La soupe Phô traditionnelle, tout le monde connaît. Ses pâtes de riz, ses fines lamelles de viandes, son bouillon au ras-du-bol, sa coupelle de sauce Hoysin et ses herbes dans leur petit panier. Notre soupe Phô, on l’aime. C’est un peu le must des amateurs de cuisine asiatique. La base de la base des fans de Chinatown. Le petit truc qui ne ment pas. Dis-moi où tu manges ton Phô et je te dirai si t’es un vrai. Sa recette paraît immuable. Et pourtant, il y en a plus d’une.

L’autre jour, j’ai flashé sur sa cousine hot, celle qui met un peu de piment dans votre Phô : la soupe Phô Saté, ainsi nommée en honneur de la célèbre poudre d’épices à base d’un savant mélange de piments, d’ail, d’arachides, de sésame et de crevettes.

soupe-pho-sate-pho-taiAlors, quelle(s) différence(s) entre la soupe Phô Saté et le simple Phô ?

Les brindilles d’herbes non-identifiées restent. De même, les lamelles de viandes et les pâtes de riz sont aussi de la partie. Toujours larges. Toujours fluides. Si fluides d’ailleurs qu’il suffit d’un moment d’inattention, d’un geste malencontreux ou d’un coup de baguettes non-maîtrisé pour qu’elles vous échappent et retombent lamentablement dans le bol. Avec, au passage, un grand SPLASH et éventuellement quelques projections fortuites sur la nappe, votre chemisier ou celui de votre voisine.

Sauf que, contrairement à la soupe Phô traditionnelle, qui n’imprime que des traînées brunâtres avec un reste d’émanation d’anis étoilé, les tâches de soupe Phô Saté sont nettement plus reconnaissables. En effet, la robe pourpre et épaisse du bouillon, alliant épices et lait de coco, est LA grande valeur ajoutée du Phô Saté.

J’ai goûté et j’y pense encore. Surtout le Phô Saté du restaurant Phô Tai, institution du 13ème, minuscule bui-bui décoré exclusivement dans le ton vert amande, une originalité, comme son patron qui sort de sa cuisine en fin de service pour taper la causette avec les clients.

enseigne-pho-taivert-pho-taisoupe-pho-sate-2-pho-taipoisson-prosperite-pho-taiA noter que le Saté n’arrache pas, inutile de venir avec son extincteur. Au contraire, son goût est assez doux. Mais, pour les afficionados des notes torrides, il est toujours possible de rehausser l’ambiance avec quelques rondelles de piments oiseaux. A consommer avec modération, surtout quand les pépins sont dans le coin.

Comme je suis une aventurière, je finis sur un merveilleux milk-shake au durian, une note sucrée et odorante. Gare aux bisous !

milkshake-durian-pho-tai piment-oiseau-pho-taiPhô Tai, 13 Rue Philibert Lucot  75013 Paris, 01 45 85 97 36. Fermé le mercredi

Soupe au bœuf  « Saté » piquante, 8,80 Euros

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    • Merci pour ta visite et ton commentaire. J’y retournerais bien tout de suite, cette soupe se déguste sans faim ! Bravo pour ton blog et toutes ces aventures culinaires de haut-vol, ça me donne vraiment très très faim.

  3. Un peu déçue quand même : si ça n’arrache pas la gueule, à quoi ça sert d’être rouge, hein hein ? JE VOUS LE DEMANDE MADAME ! 😀

    Pour un premier rencard, mieux vaut préférer un bon jus/bouillasse de corossol, c’est quand même plus la classe :p

    • Toujours de bon conseil, la Dame Pastille, effectivement même le flacon entier de Synthol ne pourra sauver votre haleine de l’emprise du durian… Et côté Spicy, tout le monde ne peut pas être Hot comme ton palais, ça se travaille !

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