


Cette année, j’ai troqué la cagoule pour le maillot et je suis allée dépenser mes Hong Pao* dans la ville de tous les superlatifs : Dubaï.
Au carrefour de tout l’Orient, une destination qui affiche un grand soleil en plein hiver et 29 degrés à 6 heures de vol de Paris. Une destination qui exalte la folie des grandeurs et qui donne des sensations d’apesanteur dans chaque ascenseur. Pour les baroudeurs du bitume, c’est forcément sur la liste de choses à faire.
A Dubaï, il n’y a pas que des rois du pétrole. Il y a aussi les rois des malls, des hôtels 7 étoiles, des voitures de sport, des yachts de luxe, bref tout pour faire briller une oasis de mille splendeurs artificielles en plein désert.
Dans cette cité de contrastes, je me suis sentie un peu confuse face au culte de la richesse ostentatoire sur fond d’appel à la prière, au milieu des files d’attente mêlant touristes en micro-short aux femmes en voile intégral, et témoin au quotidien d’un néo-colonialisme impudique dont l’expression la plus perceptible est une main-d’œuvre constituée exclusivement de migrants.

Parmi ces travailleurs au grand sourire, il y a évidemment des Chinois. Les Chinois sont partout. Environ 160 000 sont expatriés à Dubaï. En cette semaine de célébration du Nouvel An Chinois, tous les sites touristiques sont au diapason. A Dubaï, rien n’est trop grand, rien n’est trop cher, rien n’est trop fou. Un serpent géant dans un centre commercial chic et des Kong Hei Fat Choi* sur toutes les vitrines. On ne leur arrive pas à la cheville. Le cosmopolitisme, ça les connaît.
Sans grande surprise, il faut faire des kilomètres pour manger de la street-food. La tendance locale est plutôt à la grande chaîne de restauration internationale. Et dans ce domaine, les références asiatiques ne manquent pas, avec à la carte des menus dégustation spécial Nouvel An Chinois : Yo Sushi, Wagamama, Nobu, Ping Pong, Benihana, Shang Palace, Hakkasan, Itsu, The Noodle House… Un croisement entre Londres et New York (l’âme en moins).
Bizarrement, dans cette région du globe, personne ne me demande si je suis Chinoise ou Japonaise. On me demande plutôt si je suis Ouzbek ou Tadjik ! On est bien en territoire ottoman. Les réflexes humains sont les mêmes, seuls les repères géographiques changent.













gavroche75002
mars 2013 à 11:47
A quand un quartier chinois à Dubaï ? Bravo pour ton blog, pas mal d’adresses à tester.
Un confrère
La Petite Banane
mars 2013 à 12:39
Merci pour ta visite cher Gavroche fils. Je continue à découvrir ton blog et je me régale !
newyorkeuse
février 2013 à 3:05
Rhooo la chance! Bonne Année
La Petite Banane
février 2013 à 10:15
Merci chère Mad Mum ! J’espère que le boulot se passe bien !
newyorkeuse
février 2013 à 10:19
Oui ça se passe, des journées un peu longues mais ça va, on tient le coup!Bises
Anonyme
février 2013 à 12:27
Superbe photos ! J’espère que tu t’es bien amusée !
Lindago
février 2013 à 1:38
Chouette article!
La Petite Banane
février 2013 à 2:50
Merci beaucoup pour ta visite et ton commentaire !