Qu’une bande de gamins mal élevés pouffent de rire en me balançant des « Ching Chang Chong » sur un quai de métro avant d’aller bousculer une vieille dame ou tenter de chaparder le portefeuille d’un touriste inattentif, il m’est encore possible de leur trouver un semblant d’explications. L’ignorance, l’effet de groupe, l’échec scolaire, les carences de l’Etat-Providence.

Mais lorsqu’un journaliste notoire se livre à des caricatures anti-asiatiques sur une chaîne publique à une heure de grande écoute… et que pour se défendre, il n’a trouvé qu’un lamentable « Oh, on peut bien déconner, non ? ». Ça me dépasse complètement.

Qu’importe qu’il se plaigne que les Chinois soient partout, qu’ils achètent tout, qu’ils bradent tout, qu’ils fassent tout et n’importe quoi. Chacun est libre de penser et de s’exprimer.

Par contre, qu’il nous épargne les singeries sur les yeux bridés, les faces de citron, les Jackie Chan et toutes ces délicatesses stéréotypées d’un autre siècle. Ce n’est même pas digne d’une cour d’école. Moins encore de la bouche d’un Chevalier de la Légion d’Honneur.

Jean-Luc, je ne vous en veux pas de fêter gaiement l’arrivée du Beaujolais Nouveau, mais de grâce, gardez vos performances arrosées pour les convives de vos tablées étoilées. Pour le coup, l’émission de Bruce Toussaint est bien nommée. Et vous, vous trouvez ça normal ?

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