Yellow on the outside. White on the inside. And many shades in between.

QUALITY STREET FOOD @ SUPERBARQUETTE

Si la street food avait son fan-club, je prendrais sur le champ ma carte de membre. Manger dans la rue, grignoter à toute heure de la journée ou de la nuit, debout, accroupie, en marchant, ou avec une seule fesse posée sur un tabouret bas en plastique orné d’autocollants kawaii, non loin d’une poubelle de table et d’un distributeur de cure-dents en libre-service… Oui, j’aime ça.

Je garde des souvenirs impérissables de mes expériences de cuisine de rue glanées ça et là, le plus souvent au cours de mes voyages en Asie. Et je suis loin d’être la seule car quand je me plonge dans les albums de vacances des copains, qu’ils soient baroudeurs aguerris ou simples touristes curieux, je ne manque jamais d’y trouver des photos de bons petits plats mijotés dans des cuisines improvisées, des stands à roulettes ou des barbecues de poche. L’Asie et la street food font bien la paire. Comme Gong Hei et Fat Choy, comme Ha Kao et Siu Mai, bref, vous avez compris.

Alors, avec les copines, quand on a eu vent du Street Food Festival Super Barquette, le premier rassemblement de food trucks de Paris, notre sang (et notre estomac) n’a fait qu’un tour. A nous les petites barquettes gourmandes !

Tout Paris au Street Food Festival Super BarquetteFestival Super Barquette au WanderlustLe concept Super Barquette, c’était 3 jours de pétage de bide sur la terrasse du très parisien Wanderlust avec un casting de poids lourds de la street food en provenance du monde entier : le pulled pork sandwich de Frenchie To Go, le burger américain de l’incontournable Camion Qui Fume, le kebab chic de Grillé, le fish & chips branché de The Sunken Chip… et quelques pépites asiatiques comme les brochettes japonaises kushiage de Peco Peco et les banh khot vietnamiens de Céline Pham du Magazine Fricote. Le tout animé avec des DJ sets et des concours du plus gros mangeur de hot dogs ou de piments !

Kushiage de Peco Peco

photo : @chloesanges

Banh Khot de la Fricote Phamily

photo : @lescamionneuses

Banh Khots Galore !

photo : @fricotemagazine

Ca m’a donné l’eau à la bouche, moi et les 12 000 autres visiteurs qui s’y sont déplacés entre le 11 et le 13 avril 2014, ce qui confirme sans nul doute possible un engouement collectif pour la street food conviviale et de bonne qualité. Si bien que cette popularité manifestement inattendue n’a pu épargner quelques victimes collatérales. Comme moi et mes copines : 45 minutes d’attente pour se retrouver avec un burger… servi sans bun, suivi de 20 minutes de queue pour un cocktail… sans alcool. Ouais, ça calme. On a fini à Chinatown, une valeur sûre.

En dépit des mésaventures de mon estomac (qui a bien crié famine) et mes pieds (qui ont bien piétiné), j’ai tout de même adoré le principe de l’événement, aussi j’espère qu’il y aura beaucoup, beaucoup d’autres occasions de célébrer la street food, et des meilleures, avec notamment davantage d’offre culinaire aux couleurs de l’Asie, terre promise de la street food. Superbarquetteurs, si vous m’entendez…

Vous voyez, on a gardé la banane.

Létitia, Grace & Minh TâmDe gauche à droite : Létitia de Piment Oiseau, moi et Minh Tâm de La Kitchenette de Miss TâmIl manque Claire et Ingrid, la prochaine fois !

 

 

 

 

 

 

LE TEMPS DES CERISIERS

Les fleurs roses des cerisiers japonais du Parc de SceauxLa saison des pique-niques a officiellement débuté et rien de tel qu’un repas champêtre au pied des cerisiers japonais en fleurs pour ouvrir le bal.

Pendant la floraison des sakura du Parc de Sceaux, il suffit de prendre le RER B pour se retrouver momentanément au Japon. 250 cerisiers qui se donnent en spectacle, c’est à couper le souffle. Sur certains arbres, les fleurs pèsent tellement lourd qu’elles font plier les branches jusqu’au sol, ce qui donne aux cerisiers des airs de saules pleureurs arborant des petits nuages de barbapapa.

Les Japonais de Paris se déplacent massivement pour observer la coutume printanière du hanami,  « regarder les fleurs » en japonais, si bien qu’à l’heure de pointe, on se croirait en train de déjeuner rue Sainte-Anne. C’est limite si on galère pas un peu pour trouver où poser sa nappe colorée sur l’herbe. Force est de constater qu’il n’y a pas que chez nous que pique-nique rime avec alcool. Bouteille de rosé ou de saké, peu importe, l’intention est à la beuverie sociale en toute ritualité.

Des petites filles chinoises au Parc de SceauxPique-nique familial au pied des cerisiers blancsHanami_Parc_de_Sceaux_cerisiers_japonais_sakura2Une princesse au milieu des arbres en fleursD’autant plus que cette année, des animations ont été assurées par la boutique Colette, temple de la hype parisienne, et quelques copains japonais pour le lancement de leur nouvelle compilation Bonjour Colette. Un mini-festival franco-nippon avec DJ sets électro-bobo, ateliers origami, couture pour enfants, massage des mains et de la tête. So chic ! Hipster et Japonais, moi, ça ne me choque pas. Art vestimentaire ou look improbable, on se croirait en plein Shibuya.

Vite, il vous reste encore un peu de temps pour profiter de ce décor d’ailleurs. Les cerisiers japonais fleurissent pendant environ 10 jours, intense et éphémère, après quoi, ils nous donnent rendez-vous l’année prochaine.

Parc de Sceaux

De part et d’autre de la Plaine du Châtenay, les cerisiers roses sont regroupés dans le Bosquet Nord et les cerisiers blancs dans le Bosquet Sud. Si vous vous perdez, suivez les groupes de Japonais !

Entrez par le Sud-Ouest par le Pavillon de Hanovre (accessible par l’avenue Sully Prudhomme à Châtenay-Malabry) ou le Pavillon de la Grenouillère (accessible par l’avenue du Général de Gaulle à Antony)

Branches de sakuraFleurs blanches de cerisiers japonaisPromenade fleurie au Parc de Sceaux

 

 

DELICE DE SHANDONG, UNE AUTRE IDEE DE LA CUISINE CHINOISE

Si l’avenue de Choisy fait honneur aux cuisines de la Chine du Sud et de l’Extrême Orient, alors plus on remonte le boulevard de l’Hôpital, et plus on se rapproche du Nord. Si bien, qu’à un moment, au numéro 68 plus exactement, on tombe en pleine région du Shandong.

Le Shandong, ça ne vous évoque peut-être pas grand chose de prime abord. Mais si je vous dit que c’est la région où se brasse la bière Tsingtao, que c’est le fief de Confucius, et la terre du mont Taishan, l’une des 5 montagnes sacrées du taoïsme, tout de suite, ça vous parle plus, hein ? Ouais, bon ceux qui ne connaissent que la Tsingtao, vous êtes bien une bande de coquins. Les autres, qui glorifient Confucius et les préceptes taoïstes, c’est bien, continuez comme ça. Vous avez la bénédiction des fantômes chinois.

Menu du Délice de ShandongLa cuisine du Shandong, l’une des 8 cuisines régionales de Chine, a eu une place de choix dans la gastronomie de la Cour Impériale au temps des Dynasties et a influencé celles des régions avoisinantes. Pensez grande tablée, mandarins, courtisans, concubines et petite boîte à grillon cachée sous le trône. Avec, entre autres caractéristiques, l’utilisation d’une grande variété de fruits de mer et de céréales autres que le riz (mais oui !), la cuisine du Shandong, ça vous change du bœuf aux oignons et du riz cantonais du « traiteur chinois » lambda.

Pour la découvrir sans quitter Paris, direction le restaurant Délice de Shandong, une cantine familiale, décontractée, bon marché et sans chichis orchestrée par M. Xue, ancien cuisinier à Qingdao. A noter, outre l’authenticité des plats, un cadre plus spacieux que le bui-bui de base, ce qui permet de se restaurer sans trop attendre, même en groupe, sans se presser, sans double-file et amendes à 35 euros. Un vrai luxe à Chinatown.

Aubergines à la sauce piquante du Délice de ShandongAubergines à la sauce piquante (pas trop). J’adore cuisiner les aubergines, accommodées de la sorte, c’est un vrai délice. Bon OK, il ne pas être trop regardant sur la dose d’huile qui reste au fond du plat à la fin du repas. Ce n’est pas un plat régime, on est d’accord.

Salade de poulet du Délice de ShandongSalade froide de poulet arrosée d’une appétissante sauce aux saveurs sucrée-salée, avec un mix de sésame, de vinaigre noir, de piment qui rappelle le Saliva Chicken sichuanais (hao seu gai pour les bilingues cantonais). Je suis adepte de la coriandre en salade et ses tiges qui donnent un croquant parfumé. Le plat n’est pas à la carte, il faut demander au serveur (le jeune homme, très sympathique). Préciser pas trop piquant, sauf si vous pratiquez régulièrement, autrement vous vous risquez dans une aventure qui vous laissera quelques séquelles.

Raviolis cive et porc du Délice de ShandongRaviolis à la cive et au porc, par 12 ou par 20. Comme à la maison. Parfumés, juste bien, même pas besoin d’assaisonner de sauce soja. Sauf si vous adorez ça, oui vous là, qui noyez votre bol de riz blanc avec. On vous a reconnu.

Pousses d'ail sautées au porc du Délice de ShandongPousses d’ail sautés au porc. Un plat simple et bon marché que je dégustais souvent en Chine.

Man tou ou pain de blé chinois du Délice de ShandongPour changer du riz vapeur, accompagnez de pains de blé chinois, les man tou, ici façonnés en « fleur » plutôt que juste en boule.

Le menu propose également une soupe aux calamars qui est au top.

Gan Bei !

Bière TsingtaoDélice de Shandong, 68 boulevard de l’Hopital 75013 Paris (nouvelle adresse). 01 45 87 23 37

Ouvert tous les jours sauf le mercredi.

 

L’ANARCHISTE, AGITATEUR D’EMOTIONS

Jean-Baptiste Phou porte un de ces fameux sourires khmers. Ceux qui irradient d’une oreille à l’autre et qui vous accueillent chaleureusement avec votre nom sur une pancarte et un collier de fleurs de frangipanier à votre arrivée à l’aéroport international de Pochentong.

Mais ce n’est pas ce visage qu’il nous montre dans L’Anarchiste, la pièce qu’il a adaptée du roman éponyme de Soth Polin et qu’il interprète avec talent. Tellement de talent que vous m’en voyez encore toute retournée.

L'Anarchiste, le livre et l'affiche de la pièceDans L’Anarchiste, on est loin de l’ambiance noix de coco, tuk-tuk et temples ancestraux du circuit « Splendeurs du Cambodge Authentique » de chez Nouvelles Frontières. Et pourtant, j’ai eu le sentiment de me trouver au cœur du Phnom Penh des Cambodgiens, lentement mais irrémédiablement asphyxiée par ce nuage de pollution qui plane au dessus de la ville aux heures sombres de l’histoire du Royaume des Merveilles.

Dans L’Anarchiste, Jean-Baptiste Phou incarne Virak, un intellectuel khmer refugié politique dans la France des années 70. Reconverti en chauffeur de taxi à Paris, il m’a embarquée pour une course sans destination retour depuis les beaux quartiers de la Rive Gauche jusqu’aux berges du Mékong. Et comme les chauffeurs de taxi sont souvent très bavards, il m’a conté sa tragédie personnelle, intimement liée à celle de son pays.

Jean-Baptiste Phou dans L'Anarchiste Jean-Baptiste Phou et Elizabeth Bardin dans L'AnarchisteSa conduite frénétique, sans relâche, sur un trajet bardé d’obstacles, portée par une performance d’acteur phénoménale et une mise en scène mêlant tour à tour animation, images d’archives, musique, danse et jeux d’éclairages, m’a reconnectée à ces mots qui résonnent encore dans mes souvenirs d’enfance. Exil, déportation, souffrance. A la lumière de l’Histoire et de mon propre parcours sur le chemin de l’identité.

L’Anarchiste m’a transportée, essoufflée, je suis sortie de là un peu sonnée par les émotions mais résolument réjouie du voyage. Mon cœur en a pris un coup. C’est un coup de cœur. A voir absolument.

L’Anarchiste. D’après le roman de Soth Polin. Adaptation & Mise en Scène de Jean-Baptiste Phou. Avec Jean-Baptiste Phou et Elizabeth Bardin.

Prochaines représentations les 3, 4 et 6 avril 2014 au Théâtre LeSilo, Montoire-sur-le-Loire (41) réservations au 02 54 85 15 16/ le 11 avril 2014 à la Salle Maurice Koehl, Bussy-saint-Geroges (77) réservations au 01 64 66 60 01/ les 14 et 15 avril 2014 au Vingtième Théâtre (Paris) réservations au 01 48 65 97 90 ou en ligne. Toutes les informations sont disponibles sur le site web de la compagnie Khsay.

L'Anarchiste à Anis Gras

 

 

CONFUCIUS SAYS…

Alors que je farfouillais sur Internet à la recherche d’informations, d’inspiration, bref, j’avais du temps à perdre… je suis tombée sur ça :

Confucius Says...Ah ouais ?

Confucius, il a vraiment dit ça ?

Non, parce que moi, qui n’avais jusqu’alors connu la parole de Confucius qu’à travers les mots qui sortent de la bouche de ma mère, je ne connaissais pas ce proverbe.

Ma mère s’était bien gardée de me l’enseigner. Elle avait sûrement les boules que je tente une carrière en danse du ventre ou une formation de croupière Blackjack. Avant, quand Internet n’existait pas, la parole de Confucius, je croyais que c’était :

"Les maths, c’est la vie"

Qu’est-ce que j’ai pu en combattre, des f(x), des projections de polyèdres, des pourcentages de pourcentages … Et même si j’ai gagné quelques batailles, j’ai perdu la guerre. Le Bac scientifique, ce n’était pas pour moi, au grand dam de ma mère.

"Fais de l’informatique, tu trouveras toujours du travail"

J’ai essayé de toutes mes forces, mais Microsoft Word, c’est un peu mon max du max. Quoique, faut pas que je me sous-estime. Il m’arrive parfois d’utiliser Excel pour faire une liste d’invités à un anniversaire.

"T’as trouvé un boulot ? Tu gagnes combien ?"

Bien sûr, comme tout le monde sait, le plus important dans le travail, c’est de s’épanouir professionnellement, d’avoir des perspectives d’évolution et de ne jamais cesser d’apprendre. Evidemment.

Alors si pour toi aussi, cette maxime de Confucius tombe à pic dans ta vie, que tu cherches toujours ta voie, une reconversion, ou que tu aies tout simplement envie de changement… Un conseil, un vrai.

Fais ce que te dit Confucius, le vrai.

JAMAIS DIRE JAMAIS

Avant, la musique chinoise, je trouvais ça trop ringard. En bonne élève de la deuxième génération. En bonne banane.

A l’école, le lundi matin, quand les copains parlaient des disques de leurs parents, Les Stones, David Bowie, Curtis Mayfield… J’avais honte de dire que la culture musicale des miens reposait entièrement sur la discographie piratée de Teresa Tang et les balades romantiques d’Alan Tam. A la limite, j’aurais préféré qu’ils dansent sur La Compagnie Créole et Claude François à la fête du village.

Bref, la musique chinoise, c’était vraiment pas mon truc. J’avais quand même quelques plaisirs coupables quand on faisait une virée au karaoké, mais il ne fallait pas trop pousser. 吻别 , 容易受傷的女, 你的名字我的姓 ou quelques autres titres phares des 四大天王 , les quatre rois des cieux de la CantoPop des années 90 qui tapissaient les murs de la chambre des cousines de Lognes.

Si on m’avait dit alors qu’en 2014, je me retrouverais à pogoter sur de la musique venue d’Asie, je ne l’aurais jamais cru.

Mais comme ma mère me l’a souvent répété, il ne faut jamais dire jamais.

Parce qu’en 2014, je me suis retrouvée à dodeliner de la tête à la Taiwan Music Night. J’avoue, c’était pas mal du tout.

En 2014, j’ai découvert les rockers Wu Yue Tian au Zénith de Paris. J’avoue, de voir les paroles de leurs chansons défiler sur les énormes écrans autour de la scène, ça m’a donné l’impression de réviser mes cours de chinois d’il y a 10 ans dans un décor de karaoké géant.

Wu Yue Tian, Mayday, Zénith de Paris, février 2014Wu Yue Tian, Mayday, Zénith de Paris, février 2014Wu Yue Tian, Mayday, Zénith de Paris, février 2014En 2014, je me suis cassé la voix sur le son des coréens Dynamic Duo au Nouveau Casino. J’avoue, c’était de la bombe, bébé. Du bon hip hop et un flow de dingue, carré, léché. De quoi faire ressortir la Beyoncé qui sommeille en moi (même si, faut bien chercher, hein).

Dynamic Duo, Nouveau Casino, février 2014Dynamic Duo, Nouveau Casino, février 2014Dynamic Duo, Nouveau Casino, février 2014En 2014, je vais aller à mon premier show de Cantopop, et pas des moindres, celui d’Eason Chan, le 31 mars prochain à Paris. Si quelqu’un me voit kiffer ma race, je serais obligée d’avouer.

Ma mère avait raison.

HAPPY IS THE NEW BLACK

Ça fait des semaines que je me dis tous les jours, allez, je vais écrire un petit post pour le blog. Et que je ne ponds rien. Je couve. Enfin, je crois que je couve, mais y’a rien. Pas d’illumination en vue. Au fond, je me dis que c’était la faute de février, ce mois de déprime coincé entre le froid, la grisaille et l’affaissement des résolutions de début d’année. Voilà, maintenant, février est derrière nous. Alors, la vraie question est : vais-je me trouver une autre excuse ?

« Ça passe trop vite, le temps ».

J’entends souvent ça au début du mois de mars. Comme si les gens étaient soulagés qu’enfin s’annonce le printemps, le renouveau, le retour des commencements. Bien que dans le même temps, ça fasse un peu peur parce que ça rappelle à quel point leur to-do liste est restée au point mort depuis les fêtes. Enfin, je généralise sûrement à tort, pour me rassurer. Car quand je parle « des gens », je parle surtout de moi.

Je prends pour illustrer mon propos l’exemple d’une de mes activités préférées : écrire.

J’adore écrire sur ce blog. C’est ma petite bouffée d’air, ma connexion ouverte avec le monde, ma bouteille à la mer voguant au gré des affinités. Bref, ce blog, je l’aime. Et j’ai l’intention d’entretenir cette relation du mieux que je peux. En matière de comportement (je ne suis pas une experte mais un brin de psychologie de comptoir au café d’en bas suffit pour me faire une opinion précise), ça devrait se traduire plus ou moins de la manière suivante :

« Oh, comme il me tarde de te bichonner, mon bien-aimé »

«  Je me réjouis en pensant à la perspective de te revoir »

« Mon amour, je maudis les instants qui me séparent encore de toi »

Bref, si je peux aujourd’hui, je ne devrais pas repousser à demain.

Findanexcuseoraway

Non, parce que ce qu’on repousse au lendemain, c’est les choses qui nous ennuient. Trier le linge, changer la litière du chat, prendre un rendez-vous chez le dentiste. Ça semble logique, non ?

Alors, docteur, j’ai un problème. Repousser à plus tard ce que j’aime pour, à la place, faire ce qui m’ennuie. Trier le linge, changer la litière du chat, prendre un rendez-vous chez le dentiste. Ou pire, zoner sur Facebook, Twitter, Instagram, où les gens montrent qu’ils font (ou font semblant de faire) ce qu’ils aiment.

« Non mais, y’avait un super truc à la télé hier soir »

« Tu comprends, tellement de choses intéressantes sur ma Timeline »

«  Le chien a mangé mes devoirs »

C’est aux antipodes de la logique. Ce n’est pas normal. Et surtout, ça n’est pas me faire du bien. Pour le coup, un coup de fil à un expert serait peut-être plus approprié qu’un brin de psychologie de comptoir.

Alors pour combattre ce mal qui me menace, j’ai trouvé ça.

DoMoreOfWhatMakesYouHappyDe l’automédication sous forme de méthode de Coué. Je l’ai imprimé en format A3 et je l’ai accroché partout dans ma tête, dans les toilettes, et je me tâte pour l’afficher au café d’en bas.

Grâce à un post-it plein de bon sens, me revoilà avec un post pleine de bonne humeur. OK, ce n’est pas un proverbe de Confucius mais je suis à peu près certaine que le Maître a dit à peu près la même chose. Et OK, je l’ai trouvé sur Pinterest, car je passe beaucoup trop de temps sur Pinterest en ce moment. Chacun sa drogue, hein.

C’était ma minute #Inspiration #StopProcrastination #HappyIsTheNewBlack

Bonne journée !

 

 

 

 


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