Yellow on the outside. White on the inside. And many shades in between.

JE VEUX UN HAKKASAN A PARIS : UN EXERCICE DE TAXONOMIE DES RESTAURANTS CHINOIS

The Bar at Hakkasan DubaiDans la famille des (vrais) restaurants chinois à Paris, on fait le grand écart entre, d’un côté, les cantines, de plus en plus nombreuses et régionales, où on mange vite et bien, sans chichis mais plutôt mal assis (et où le serveur ne t’engueule pas, c’est juste comme ça qu’il parle) et, de l’autre côté, fraîchement installée, la cuisine de palace, plus raffinée, mais où il faut penser à casser son Livret A au préalable pour manger sans trop compter.

Entre ces deux antipodes, eh ben, c’est le néant.

Dans une belle capitale cosmopolite qui célèbre toutes les cultures, où est donc notre bistronomie, notre cuisine d’auteur, nos bars lounge, nos sorties branchées, notre chic ET bon ?

C’est la réflexion que je me suis faite en sirotant mon long drink au bar de Hakkasan, ce grand pourvoyeur de cuisine chinoise moderne, étoilé Michelin, qu’il marrie à merveille avec de la musique boom boom. Manger avec DJ Stéphane Pompougnac pour se trémousser sur sa chaise, oui, mais en mangeant bien SVP.

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RESTAURANT MANDOOBAR : BAR A RAVIOLIS COREENS (BOF BOF)

Les mandoo de MandoobarLes mandoo – ou raviolis coréens – du Mandoobar sont très frais, plutôt légers, plutôt bons. Si vous êtes amateur de raviolis, vous passerez probablement un bon moment dans ce quartier parisien aux rues nommées d’après les capitales européennes – Londres, Edinbourg, Lisbonne… (de quoi faire une colonne à part entière au jeu du petit baccalauréat) – entre quelques luthiers antiques et non loin de la fameuse Flûte de Pan où ma Maman m’emmenait acheter mes partitions de piano il y a bien longtemps.

Le Mandoobar, beaucoup en parlent mais voilà, personnellement, d’aller me poser à un comptoir pour observer quelqu’un plier et cuire des raviolis… c’est aussi excitant que de mater ma grand-mère en chemise de nuit préparer une quiche aux légumes.

« Je farine la pâte, puis je dépose la farce au centre, ensuite je presse un peu les bords »… ça, c’est juste 100% BORING.

Pourtant, les raviolis, j’adore ça. Quand je vais en Chine chez mon oncle et qu’il me demande, tout fier « Tu veux manger quoi ? » en espérant que mon ventre affamé lui hurle « Homard ! Langouste ! Gambas ! Turbot ! » et que je lui sors toute excitée « Raviolis !!! », je décèle comme une sorte de grosse déception sur son visage.

« Ah en fait tu veux juste manger un truc complètement ordinaire. »

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LE MARY CELESTE : COCKTAILS & TAPAS DE NUIT ENTRE L’ASIE, L’EUROPE ET LES AMERIQUES

Au Mary CélestePouvoir manger un truc bon à pas d’heure, ça fait partie des petits plus quand on vit dans une grande ville. Car souvent, il m’arrive de louper les derniers services. Le temps de fermer boutique, de retoucher mon trait d’eyeliner, de briefer la babysitter… pfffff comment je cavale parfois pour tenir une résa.

Sauf au Mary Céleste. Au Mary Céleste, la cuisine ferme à 23h30. Ouais ouais, last order 23h30. Alors ça me laisse largement le temps de tester mes nouveaux sels de bain, de changer d’avis une fois ou 2 sur ma tenue du soir, et même de siroter un petit verre pendant que je fais tout ça.

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RESTAURANT MOMOKA : LE GOUT DU JAPON

Portrait d'une huitre panée de MomokaMomoka est l’endroit parfait pour emmener ceux qui n’ont jamais mangé dans un vrai japonais. Et évidemment ceux, amoureux du Japon, qui n’en ont jamais assez. Une toute petite adresse qui fait de la grande cuisine, la cuisine familiale et moderne des Japonais, pour voyager plus loin que les sushi saumon, les cali-formatés maki et les brochettes bœuf-fromage qui dégoulinent de tous les côtés.

Chez Momoka, le chef Masayo Hashimoto dorlote ses clients avec des menus-surprise à partager. On choisit la taille (XL, XXL ou 3XL), on se laisse porter et c’est juste le pied de découvrir chaque plat comme il vient.

« Comme dans une boite de chocolats, on ne sait pas sur quoi on va tomber. »

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WEEK-END GIRLY A LONDON

Week-end in LondonUn week-end entre copines à London, c’est un concentré de Topshop, fiesta, brit pop, Primark, Portobello Road, fish & chips, gastropub, Spitafields, street art et évidemment de mal aux pieds. Mais comme ça fait du bien !

Je n’ai bien sûr pas pu résister à la street food, même à la food tout court, vous me connaissez. Mais bien manger pour pas cher à London, ce n’est pas toujours simple.

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RESTAURANT YAM’TCHA : TOUTE LA FINESSE FRANCO-CHINOISE

Yam'Tcha c'est çaJe passe beaucoup de temps à mesurer mon moi chinois à mon moi français, à chercher la petite bête hexagonale dans mon bol de riz et où faire la danse du dragon pendant la Nuit Blanche. Alors, ça m’a fait bien plaisir de retrouver la quintessence de ma quête identitaire franco-chinoise le temps d’un repas chez le grand chef Adeline Grattard, qui a fait le chemin inverse, l’aller-retour Paris-Hong Kong avec escale prolongée.

A l’heure où Paris s’enorgueillit du nombre croissant de chefs japonais qui viennent bistronomer la cuisine française avec une touche d’ailleurs, le concept de la « fusion » à table est de plus en plus suspect. « Fusion food » c’est presque devenu un gros mot tellement certains en ont abusé. Mais chez Yam’Tcha, qui signifie « boire du thé » en cantonais, on est très très loin de tout ça, au moins 9,615 km et 11h30 de vol. Yam’Tcha, c’est si élégant, subtil et raffiné, que je me suis vite rabibochée.

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COMMENT #NOTINMYNAME PART EN CACAHUETE #NOTINMYNEM

Au départ, il y a eu #NotInMyName, le hashtag sur Twitter qui dénonce l’amalgame entre islam et Etat Islamique, musulman et djihadiste, religion et fanatisme. Lancées par Active Change, une ONG britannique de lutte contre l’extrémisme, après l’assassinat du travailleur humanitaire David Haines, la campagne et sa vidéo carburent sur les réseaux sociaux depuis le 10 septembre 2014.

« Parce que L’Etat Islamique ne représente pas l’islam ni aucun musulman« .

Mais voilà, maintenant il y a aussi #NotInMyNem, une parodie française digne d’une collaboration Michel Leeb x Nicolas Canteloup. Ou comment détourner un concept censé prôner la tolérance pour revenir à un bon vieux cliché.

Not In My Nem : Vous trouvez ça drôle, hein ?

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